
Tout d’abord, c’était le kickboxeur Duane « Bang » Ludwig.
Ensuite, le jiu-jitsuka James Wilks.
Et finalement, celui qui est resté est DaMarques Johnson.
Qu’est ce que tous ces « poids
moyens » ont en commun ?
Ils ont tous été des
adversaires pour Ami Sadollah le mois dernier. Pour la plupart des combattants,
un changement peut causer un chao à l’entrainement, deux peuvent semer la
panique pendant la préparation. Mais pas pour Amir Sadollah qui continue à
développer une philosophie particulière et une approche intellectuelle de ce
sport.
« Heureusement, mon
approche concernant un combat est toujours multi-dimensionnelle. Donc je n’ai
pas à tout changer du jour au lendemain dès qu’un changement s’opère. Pour moi,
il n’y a que de petits réglages à faire sinon, sur le fond, rien ne change
véritablement. La préparation est la même peu importe l’adversaire et je
continue également à travailler sur ce que je pense être mes points forts »
nous confiera t-il.
Comme chacun d’entre vous le
sait, Sadollah est celui qui a crée la surprise lors de la saison sept de l’émission
de télé-réalité « The Ultimate Fighter » en arrivant à bout de Steve
Byrnes, Gerarld Harris, Matt Brown et CB Dollaway ( à deux reprises) pour
finalement remporter le titre de la saison.
Sadollah ne s’est pas arrêté là,
avec zéro combat professionnel à son actif, il a fait ses débuts dans l’octogone
sans complexe en remportant 3 victoires sur
ses 5 combats en apprenant à chaque rencontre. C’est un peu l’histoire
de Cendrillon, un compte de fée qui a début il y a trois ans et qui n’est pas
prêt de s’arrêter.
“ Le temps passe trop vite.
Ma carrière a bondi et tout s’enchaîne. Mais je me sens encore jeune car j’ai l’impression
que je suis dans le circuit que depuis trois semaines alors qu’en fait ça fait
déjà trois années ».
Aujourd’hui, c’est vraiment comme si tout le travail
effectué ces dernières années à Vegas paie. C’est vraiment le fruit d’entrainements
durs et quotidiens. Lorsque l’on sait que
chaque combat peut être le dernier, il faut tout donner.
« En combattant à ce
niveau, tu n’as pas le choix. Il faut progresser et faire mieux à chaque
prestation. Ou tu t’améliores, ou tu vires. Et c’est un état d’esprit qui me
convient. Tout ou rien. Et je fonde de grands espoirs sur moi-même en me disant
que plus je prends de risques, plus les bénéfices peuvent être intéressants »
poursuit Sadollah.
Celui qui combattra samedi à
l’UFC n’a aucune idée de ce qui va se passer face à Jonhson cette nuit-là. Un
adversaire originaire de l’Utah qui a montré qu’il était aussi à l’aise pour
infliger des KO que des soumissions. Et c’est le troisième nom aligné face à
Sadollah qui reste imperturbable. Sadollah concluera en nous confiant :
« J’ai
remarqué qu’aujourd’hui, je prenais vraiment du plaisir à faire mon travail et
je gère beaucoup mieux la pression. A mes débuts , j’étais plus stressé et ce
genre de changement de dernière minute aurait pu jouer sur mon mental. Mais
aujourd’hui non. Je me dis que je payé pour combattre, payé pour m’entrainer et
faire ce que j’aime. Alors ça ne peut que bien aller. Et mieux avec le temps ».

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