Le casting du film biographique de Mark Hominick

"Je combats pour la ceinture, lors du co-événement principal du premier événement de l'UFC à avoir lieu en Ontario. J’ai donc l’obligation de faire du mieux que je peux afin d’aider à faire la promotion, non seulement de mon combat, mais aussi du sport en général.” - Mark Hominick
Si Hollywood devait produire un film au sujet de Team Tompkins, l’équipe de London, Ontario consistant en Mark Hominick, Sam Stout et Chris Horodecki, pourrait fournir aux producteurs, les personnages les plus étoffés des arts martiaux mixtes.

Le beau et ténébreux Stout, avec ses yeux bleus perçants et ses traits ciselés, pourrait être interprété par la vedette de Star Trek, Chris Pine. Horodecki, l’ancienne vedette de l’IFL et de la WEC qui possède un malicieux sens de l’humour et un style “tiens-toi debout et frappe”, pourrait pour sa part être joué par la tête d’affiche de ‘The Social Network’, Justin Timberlake.

Alors que l’entraîneur et tête dirigeante de l’équipe, le peroxydé Shawn Tompkins, ferait tout naturellement un caméo dans le film, le personnage du premier aspirant poids plume, Mark Hominick, nécessiterait pour sa part le dépistage d’un acteur aux talents particuliers afin de dépeindre la profondeur de l’athlète et sa personnalité dans la vie de tous les jours.

Diplômé de l’University of Windsor en commerce qui a commencé l’entraînement en arts martiaux mixtes alors qu’il était en neuvième année, Hominick devrait non seulement être interprété par un acteur qui peur botter des derrières de façon crédible – après tout, il n’a pas perdu depuis trois ans – mais aussi quelqu’un qui saurait être convaincant en tant que libre-penseur qui ne se laisse jamais atteindre par la pression.

Matt Damon, tel qu’on l’a vu dans le rôle de Jason Bourne, pourrait être le bon choix.

“Matt Damon est vraiment ‘cool’. The Bourne Ultimatum et toute cette série de films l’ont rendu plus dur. Je peux vivre avec ça”, dit-il, secondant le fait que Tompkins jouerait son propre rôle.

“Personne d’autre que Shawn ne peut interpréter Shawn.”

Et alors qu’un typique film hollywoodien se terminerait alors que le protagoniste affronterait son plus rude adversaire en carrière, un champion tel que Jose Aldo, dans sa ville et devant une foule record de 55 000 Canadiens surexcités – la réalité est tout aussi incroyable.

Non seulement livrera-t-il le combat de sa vie face au meilleur poids plume au monde devant une foule record de son pays, le Canada, mais de plus sa femme Ashley devrait en principe donner naissance au premier enfant du couple, une fille qui sera prénommée Raeya, cinq jours à peine après le combat.

En affrontant le champion Aldo (18-1), le vétéran qui pratique les MMA depuis une dizaine d’années fera face à un Brésilien qui non seulement est originaire de l’hémisphère opposé de la planète, mais qui a de plus un parcours en arts martiaux tout aussi diamétralement opposé au sien.

“Jose a dû traverser plusieurs épreuves tout au cours de son existence. Dormant au centre d’entraînement, il a dû se battre davantage que moi pour obtenir des choses dans la vie. Je suis chanceux d’avoir vécu au Canada, où nous jouissons de certains privilèges. Par contre, ça ne veut pas dire que je ne suis pas aussi solide que lui mentalement”, mentionne Hominick, qui a grandi dans les froids des rudes hivers ontariens, un contraste saisissant comparativement au soleil et la chaleur de Manaus, Brésil --- d’où est originaire son adversaire.

Champion du monde de jiu-jitsu brésilien possédant d’excellentes frappes et de dévastateurs coups de pied, Aldo figure au troisième rang dans la plupart des classements des meilleurs combattants livre pour livre, derrière son comparse Anderson Silva et le Canadien, Georges St-Pierre.

Hominick est d’accord avec ce titre honorifique.

“Ce qui le rend si dangereux et lui vaut sa place dans le palmarès des meilleurs livre pour livre, c’est qu’il peut finir un adversaire de n’importe quelle façon”, explique Hominick. “Debout, en corps à corps, au sol, il est si polyvalent que se préparer à l’affronter en camp d’entraînement est une véritable partie de plaisir. Parce qu’il est dangereux dans toutes les facettes du combat, nous devons demander l’assistance de beaucoup de gars qui excellent à différents niveaux.”

Hominick n’a pourtant à rien à lui envier.

Ancien champion de kickboxing ISKA chez les super-mi-moyens, “The Machine” a disposé de 16 de ses adversaires avant le son de cloche final, que ce soit par mise hors de combat ou par soumission, incluant les George Roop, Yves Edwards et Yves Jabouin. De plus, il est présentement sur une séquence de cinq victoires consécutives.

“Je ne crois pas qu’il ait déjà vu quelqu’un avec des mains, une rapidité et des jeux de pieds comme les miens”, affirme Mark. “Ce sera intéressant de voir comment il réagira au défi qui se posera à lui le soir du combat.”

Pour les membres de Team Tompkins, le camp d’entraînement se déroule habituellement à Las Vegas au TapouT Training Center. Toutefois, puisque sa femme est enceinte et que le combat aura lieu à une heure à peine de route de l’Adrenaline Training Center, un centre d’entraînement dont il est le copropriétaire avec Stout et Horodecki, Mark a pris la décision de rester au nord de la frontière et a fait voyager entraîneurs et partenaires d’entraînement jusqu’à lui.

“Il n’y a ni voyagement, ni décalage horaire, donc ce sera un avantage le jour du combat”, affirme ce dernier. “Shawn et l’entraîneur de jiu-jitsu brésilien, Keebo Robinson, sont venus à London et Sam et Chris sont ici. Le poids léger Jorge Brito est une ceinture noire de jiu-jitsu brésilien et il a travaillé avec moi. Beaucoup d’excellents lutteurs de l’équipe nationale sont venus ici et j’ai boxé avec des boxeurs olympiques afin de travailler mes jeux de pied et mon corps à corps.”

Et alors que plusieurs combattants qui vont livrer un combat de championnat n’ont à l’esprit que l’obtention de la ceinture, Hominick soutient que le fait que sa femme ait été enceinte pendant son camp d’entraînement lui a permis de remettre bien des choses en perspectives.

“Ça fait beaucoup de choses à gérer, tout est arrivé en même temps”, explique-t-il. “Nous essayons d’apprécier le moment présent et prendre les choses un jour à la fois. Jamais nous ne vivrons un autre moment pareil au cours de notre vie. Combattre pour le titre et accueillir notre premier enfant, c’est quelque chose qui n’arrive qu’une fois dans une vie. C’est quelque chose qui arrive et se termine tout aussi rapidement, mais nous tentons de prendre le temps de tout apprécier. Il y a des jours où Ashley est particulièrement stressée, mais nous essayons de tout concilier. Hier par exemple, j’ai fait neuf rounds de sparring, puis j’ai quitté le centre d’entraînement pour me rendre directement aux cours Lamaze. Voilà le genre de journées que nous avons.”

Pour Hominick, tout ce qui s’est produit au cours de sa décennie de carrière – entraînement, victoires, défaites, voyages, enseigner et être responsable de son centre d’entraînement – a fait partie de sa préparation pour le 30 avril.

“Je crois que c’est mon destin”, explique le jeune homme. “C’est une grosse opportunité. Il s’agit de ma dixième année chez les professionnels et me battre dans ma province lors du plus grand événement de tous les temps, et le bébé qui arrive, c’est ce pourquoi je m’entraîne depuis quinze ans. Toute ma vie en tant que combattant a été une préparation pour ce moment précis. Je crois que tout arrive pour une raison et vous avez raison, Hollywood n’aurait pu écrire un meilleur scénario pour moi.”

Hominick a commencé à participer à des compétitions d’arts martiaux deux semaines à peine après s’être inscrit à son premier cours. Il s’agissait d’une sortie scolaire qu’il avait faite à un centre d’entraînement de London en Ontario, qui a finalement changé le cours de sa vie à tout jamais, quelque chose qui n’enthousiasmait pas particulièrement sa mère et son père d’ailleurs.

“Ils n’étaient pas d’accord pour que je devienne un combattant”, explique-t-il. “Ils ne sont pas des adeptes de sports de combat. La première question que me posait ma mère après chaque combat était ‘Est-ce que tu prends ta retraite maintenant?’ Mon père était un bon athlète, mais lui et ma mère préféraient que je prenne la route des affaires. C’est pourquoi je suis diplômé d’une école de commerce. Maintenant, ma mère apprécie. Elle est d’un grand soutien, et tout particulièrement lorsque certains de ses collègues de travail demandent des autographes (Rire).”

Le père de Hominick a succombé à un cancer il y a quatre ans. Hominick affirme que si plusieurs athlètes combattent dans l’adversité avant d’atteindre leur sommet, rien ne peut se comparer à voir un de ses proches souffrir en subissant une chimiothérapie.

“Nous avons perdu mon père ainsi que la mère de ma femme à six mois d’intervalle et ils combattaient tous deux un cancer au même moment, donc ce fut une période difficile de les voir recevoir des traitements et se battre si fort. C’est une chose terrible de voir des gens se battre contre le cancer, encore davantage lorsque ce sont des gens qui vous sont chers”, affirme-t-il. “Il serait fier, mais le combat n’était pas une passion que nous avions en commun. Il ne comprenait pas l’esprit du combat, mais il me soutenait à sa façon. Il venait me voir lors de mes combats, mais quittait immédiatement après.”

Ces derniers temps, le monde de Mark tourne autour des arts martiaux mixtes. Il s’entraîne à temps plein, regarde le plus de combats possible, lis les sites Web et magazines en lien avec cette industrie et tente de rester en aussi bonne santé que possible. Il croit que sa proximité avec son équipe, dont Shawn, Sam et Chris, est en partie la raison pour laquelle il a fait carrière pendant aussi longtemps et qu’il soit maintenant en position de combattre pour le titre.

“Shawn a été mon garçon d’honneur à mon mariage”, confie-t-il au sujet de son entraîneur. “Sam, Chris et moi-même étions tous garçons d’honneur lors de son mariage avec la soeur de Sam, Emilie. Nous sommes très proches, comme des frères, et c’est très important. Je crois que c’est ce qui nous distingue des autres combattants, particulièrement de nos jours alors que nous voyons beaucoup de gens tergiverser d’un gym à l’autre. Nous sommes la même équipe depuis douze ans. Nous avons donc noué de solides liens entre nous. Il y a des choses que je ne peux faire sans eux. Et c’est à cause de Shawn. Ils nous a montré la voie et c’est lui qui nous a inculqué cette passion. Il a prêché par l’exemple.”

Pour Hominick, le fait d’être sous-estimé pour ce combat ne veut pas dire qu’il ne ressent pas la pression du moment. Il affirme qu’aussitôt que le combat a été annoncé - incluant la mention qu'il aurait lieu dans sa province - il ne s’est pas passé une seule journée sans qu’un journaliste ne lui téléphone ou se présente au centre d’entraînement. Mais il dit savourer le moment..

“Vous savez, personne ne peut débarquer à l’improviste au centre d’entraînement de Georges St-Pierre ou Jake Shields”, explique-t-il. “Or, comme je suis situé à seulement une heure de l’endroit où aura lieu le combat. Il y a une certaine fébrilité en lien avec l’événement dans les environs, ce qui fait que beaucoup de journalistes sportifs sont venus jusqu’à moi, ce qui est bien. Ma vie a été totalement chambardée depuis le soir du 22 janvier puisque je suis devenu le visage des MMA dans la région. Une partie de l’attention est donc dirigée vers moi. Je combats pour la ceinture, lors du co-événement principal du premier événement de l'UFC à avoir lieu en Ontario. J’ai donc l’obligation de faire du mieux que je peux afin d’aider à faire la promotion, non seulement de mon combat, mais aussi du sport en général.”

Alors que l’UFC continue de grandir, et que le sport des arts martiaux mixtes devient de plus en plus accepté dans le monde des sports de combat professionnels, ce ne serait peut-être pas si hypothétique que Hollywood puisse vouloir tourner un film biographique sur Mark Hominick. Après tout, la plupart des films sont tournés à Toronto.

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