Jones vs. Matyushenko, le meilleur combat que je ne veux pas voir

Il y a des combats qui attirent le monde pour diverses raisons. Très souvent, c'est parce que le combat est sûr d’être passionnant, et c'est le cas de celui-ci. Parfois, c'est parce que les enjeux sont très élevés ; une ceinture en jeu ou une place parmi des challengers officiels, comme c'est le cas de Jones et Matyushenko. Ou bien, très simplement parce qu'on aime le style des combattants, ce qui est, encore une fois, le cas de ces deux combattants.

Alors, pourquoi je ne veux pas voir ce combat?

 

Pour la simple et bonne raison qu'un des deux doit perdre, et je n'aime pas ça.

 

Je suis fan de Vladimir Matyushenko depuis que Dave Schultz l'a découvert en train de nettoyer des tapis en Sibérie, ce qui lui a valu le surnom « The Janitor » (le concierge). Deux fois champion universitaire, c'était déjà un lutteur hors-pair avant de rejoindre Randy Couture, Dan Henderson, Frank Trigg et bien d'autres à la RAW Team pour travailler sa boxe et son jiu jitsu et devenir un combattant complet.

 

La carrière du Biélorusse a commencé de façon impressionnant, neuf victoires pour une seule défaite avant de faire ses premiers pas à l'UFC. Suite à une victoire contre Yuki Kondo, « The Janitor » combat pour la ceinture, mais ce n'était pas encore son heure. La défaite face à Tito Ortiz a changé la carrière de Matyushenko. Une victoire de plus, contre Antonio Rogerio Nogueira, et il décidé de monter de catégorie.

 

Matyushenko a frayé son chemin vers le titre des poids lourds avec des victoires contre Travis Wiuff et Pedro Rizzo avant de tituber face à son compatriote Andrei Arlovski, le futur champion, en Septembre 2003. C'est la défaite de trop, le Biélorusse ne monte plus dans un ring ou une cage pendant presque deux ans, on pourrait croire qu'il a pris sa retraite .

 

En 2005 et 2006 Matyushenko redonne espoir à ses fans avec des victoires sur Carlos Barreto au Brésil et Anthony Ruiz en Californie. Et puis, en 2007 nous avons été témoin de son retour glorieux sur la scène. Matyushenko rejoint l'IFL, enchaîne cinq victoires en moins d'un an et s'empare de la ceinture de l'organisation. Il continue sur la même lancée au début de 2008, avant que l'organisation ne ferme ses portes. Encore un coup du mauvais sort pour le Biélorusse et ses fans, mais plus rien ne semble  l’arrêter, même pas la défaite qu'il subit dans le match retour contre Nogueira en début 2009.

 

Matyushenko se renout les liens avec la victoire en Mai 2009, grâce à une décision unanime contre Jason Lambert, victoire qui le remet sur la route de l'Octogone. « The Janitor » ne va pas laisser filer cette opportunité, il est de nouveau dans la cour des grands et il compte bien y rester. Igor Pokrajac et Eliot Marshall en font  les frais. Tous deux ont subit la loi de Matyushenko, ce qui nous amène au combat de ce week-end.

 

Jon « Bones » Jones a fêté ces 22 ans ce mois-ci. Quand il a signé son contrat avec l'UFC, il y a deux ans, il était le plus jeune combattant de l'organisation. Jones a un palmarès de lutte aussi impressionnant que celui de son adversaire, il a un record parfait en MMA (si on oublie sa défaite par disqualification dans un combat qu'il dominait largement). Mais ses vrais points forts, il a sa jeunesse et sa hargne.

 

Le début de carrière de Jones a été aussi fulgurant qu'inattendu ; six combats gagnés, cinq fois par  KO/TKO et un par soumission, qui lui ont valu sa place dans l'Octogone. Mais il ne s'est pas contenté de cela.

 

Une fois à l'UFC, Jones nous montre ce qu'il a réellement dans le ventre. « Bones » gagne ses deux premiers combats par décision contre Andre Gusmao et Stephan Bonnar, avant de finaliser Jake O'Brien au deuxième round avec un étranglement en guillotine à l'UFC 100, le plus grand évènement de l'histoire de l'UFC. Chacun de ses adversaires tombe victime de ses projections extraordinaires et sa puissance de frappe terrifiant. On commence à parler de ce jeune combattant puissant comme un futur champion.

 

Jones trébuche face à Matt Hamill en Décembre 2009. Il prend le dessus au début du combat grâce à sa puissance et sa boxe in-orthodoxe, mais un moment d'inattention et le voilà disqualifié, quand il touche son adversaire avec une technique interdite.

 

Jones revient plus fort en 2010. Trois minutes lui suffisent pour balayer Brandon Vera de son chemin et se classer parmi les challengers pour le titre, du même titre que Matyushenko.

 

Ne vous méprenez pas, le combat de dimanche est logique :  Les deux combattants ont mérité leur place en haut de la carte, et le gagnant méritera sûrement un combat pour la ceinture. Quand deux combattants comme Matyushenko et Jones, des lutteurs hors-pair avec une puissance impressionnante, se rencontrent, on est sûr d'un combat électrisant. Je vais regarder ce combat avec beaucoup d’intérêt et d'émotion. Je risque même de perdre la voix, comme à mon habitude pendant des combats de haute qualité.

 

Mais à la fin du combat, l'un de mes combattants préférés va quitter l'Octogone avec le cœur lourd. Et je n'ai pas envie de voir ça.

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