Joseph Benavidez - Quelle importance un (Sur) Nom ?

"Tout ce que je peux faire est d'aller d'un combat à l'autre et essayer de démolir celui qui est en face de moi, essayer de marquer des esprits lors de chaque combat jusqu’à qu'ils me donnent un combat pour la ceinture" - Joseph Benavidez
Joseph Rolando Benavidez  s'est vu attribué une litanie de surnoms au fil des années. “Président Jobama”, “Jokozuna”, “The Beefcake” et, le 19 Mars, Bruce Buffer a présenté Benavidez au fidèle public de l'UFC comme “Joe B Wan Kenobi” lorsqu'il a fait ses débuts dans l'Octogone face au combattant coriace Ian Loveland. À la fin du combat, Benavidez avait gagné deux autres noms : « gagnant » et « #2 au monde ». 


À Newark, dans le New Jersey lors de l'
UFC 128, le vétéran du WEC a réussi à faire sa transition entre les deux organisations grâce à une décision unanime contre Loveland. 

« Ce combat sera toujours très spécial pour moi parce que c'était mon premier combat à l'UFC », explique Benavidez, qui s'est distingué comme un des meilleurs espoirs de la catégorie poids coq lors de ses sept combats au WEC. «Honnêtement, rien que d'avoir l'opportunité de combattre à l'UFC était formidable. C'est mon rêve. Je suis heureux d'avoir gagné. »

Même s'il a fini le combat les mains hautes, Benavidez, avec un palmarès de 14-2 maintenant, il a eu du fil à retordre de son adversaire “The Barn Owl” (L’effraie des Clochers). 

« Il était réellement plus coriace que je ne l'avais prévu et je pense qu'il va faire parler de lui à l'avenir et il va se faire quelques belles têtes. » avoue Benavidez, qui était allé à la décision seulement deux fois comparée à ses 11 finalisations. « Je crois que mon cardio et ma soif de victoire ont joué un grand rôle dans ce combat. Au premier round, c'était dur. Au deuxième je lui ai fait subir ma volonté avec un rythme très élevé. »

Quelque soit 
la façon qu'il l'a fait, Benavidez a encore une fois prouvé qu'il est presque imparable dans la catégorie des poids coqs. À 28 ans, “Jonan the Barbarian” n'a pas seulement vaincu, mais finalisé une liste impressionnante de combattants de 135lb/61,2kg dont deux victoires par guillotine face à Wagnney Fabiano et Miguel et un TKO contre Rani Yahya. Ce n'est pas seulement le fait que Benavidez soit un gagnant, c'est son implacabilité dans la cage qui caractérise le meilleur de sa catégorie et qui créera de plus en plus de “Jomosapians” (son nom pour ses fans) lors de chaque combat à l'UFC. 

« Pour tout ceux qui ne me connaissaient pas au WEC, vous pouvez regarder ces combats et voir que je suis à 100 à l'heure quelque soit le moment. À chaque moment du combat, j’essaie d'arracher la tête de mon adversaire. À chaque instant, j’essaie de l’empêcher de reprendre son souffle. Je crois qu'on l'a vu lors de mes débuts à l'UFC aussi.
Les fans voient que pas seulement moi, mais dans toute la catégorie, les mecs sont rapides, ils n’arrêtent jamais et ils font des prouesses techniques au sol qu'on ne voit jamais chez les poids lourds ou des poids mi-lourds. Je crois que les fans ont vu quelqu'un qui ne s’arrête jamais, qui ne lâche rien, et qui se donne à 100% jusqu'à que son adversaire soit fini. J'ai autant de finalisations sur mon palmarès car je cherche constamment la mise à mort, je prends des risques comme contre Wagnney Fabiano. J'ai tenté la guillotine trois fois contre cette ceinture noire de Jiu-Jitsu Brésilien qui est très dangereux en position au dessus. C'est mon style. Je prends des risques et je cherche toujours à mettre fin au combat. »

Le seule homme qui semble avoir trouvé la solution au casse tête “Quadzilla” est l'actuel champion poids coq de l'UFC, Dominick Cruz. Avant d'être prétendants pour la ceinture, les deux ont combattu jusqu'à la décision au mois d'Août 2009 lors du WEC 42, un combat qui leur a valu la prime du « Combat de la Soirée ». Un an plus tard, lors du WEC 50, Cruz a défendu sa ceinture pour la première fois face à Benavidez, et a gagné la décision après cinq rounds. Ces deux combattants semblent être nés pour se battre coup pour coup jusqu'au gong final. Des guerres sans merci dans les annales, ce qui démontre leur talent à tous les deux.

« Cela a été un honneur de l'affronter les deux fois. Je crois que c'est un grand champion et je ne crois pas qu'on lui montre assez de respect dans les classements toutes catégories confondues. Il a battu des mecs très forts et il a un style très unique que je trouve avant-gardiste. Personne ne combat comme Dominick Cruz. Je me suis bien amusé lors de ces deux combats et je crois qu'on a appris à se respecter tous les deux. Bien sûr, j'aimerais l'affronter à nouveau. Je peux être fier de ces deux combats. »

Ceci dit, “The Dapper Strapper” (Le Gaillard Élégant) se trouve dans une position difficile, 0-2 contre le champion et invaincu contre tous les autres. 

« Quelque soit le nombre de personnes que je battrais, je pourrais toujours être classé deuxième au monde, comme je le suis déjà dans la plupart des classements, et ne pas avoir un combat pour la ceinture. » explique Benavidez, qui se trouve dans un position comme celui de 
Rich Franklin entre autres. Mais Benavidez connaît la solution : continuer à gagner. 

« Tout ce que je peux faire est d'aller d'un combat à l'autre et essayer de démolir celui qui est en face de moi, essayer de marquer des esprits lors de chaque combat jusqu’à qu'ils me donnent un combat pour la ceinture. Je suis encore jeune dans ce sport et il me reste encore beaucoup de temps. Il faut faire des combats divertissants, faire le spectacle et donner aux fans ce qu'ils veulent et c'est ce que je vais faire lors de chaque combat en route vers la ceinture. Si personne ne me bat, je suis obligé de gagner un combat pour la ceinture. »

Heureusement, l'UFC a une liste de combattants 135lb/61,2kg contre qui “Rocky Baljoa” peut faire des combats divertissants, dont et surtout, 
Eddie Wineland. Lors de l'UFC Live, l'ancien champion poids coq du WEC sera en face de Benavidez, ce sera le deuxième adversaire du Team Alpha Male pour Wineland en deux combats à l'UFC. Wineland a perdu une décision face à Urijah Faber lors du co-combat principal de l'UFC 128. Avant, Wineland était sur une série de quatre victoires consécutives qui date de 2009.

« J'ai toujours trouvé qu'Eddie était un mec coriace, et ça fait un moment que je regarde ses combats. Sa boxe Anglaise est formidable. Il se sert de la stratégie de ‘sprawl & brawl’. Il cherche à te tabasser debout et il se sert de sa force et de son athlétisme pour arrêter les mises au sol. Il est ce genre de combattant : son meilleur atout est sa boxe et je crois que ça va être un beau combat. Même s'il a perdu son dernier combat, il s'est bien débattu contre un combattant très dur en Faber. Je comprends ce qu'ils veulent faire de moi – je suis un combattant divertissant et ils me mettent contre un autre combattant divertissant. »

En ce qui concerne la préparation, le fait que Benavidez préparait un combat contre Loveland et qu'il aidait aussi Faber à se préparer pour Wineland va sûrement l'aider. 

« Ça aide beaucoup que Faber ait déjà préparé le combat et qu'il n'a pas seulement vu sur la vidéo ce qui marché pour lui, mais l'a senti lors du combat aussi, » explique Benavidez. Il avoue que le fait d'avoir des renseignements du dernier adversaire à Wineland est un point positif, mais que sa confiance vient surtout de ses propres capacités. « Je crois que je peux le battre dans son domaine de prédilection si j'y suis obligé. S'il pouvait choisir où se déroulerait le combat, je pourrais le battre quand même. Mais il n'aura pas ce choix et je suis plus fort que lui dans tous les domaines du combat. »


Ce dimanche, le combattant poids coq aux mille surnoms fera son retour dans l'Octogone en vu d'améliorer un palmarès déjà superbe et de battre un ancien champion. Avant le combat, on pourrait l'appeler “The Juice Box”, “El Pollo Joco” ou bien “Jobocop”, ce qui amuse bien Benavidez, mais ce qui compte est qu'à la fin du combat on l’appellera « le gagnant ».

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