Mark Bocek – Apprendre à sourire

"Je suis là pour gagner, mais la seule chose que je peux garantir, c’est de livrer la meilleure performance qui soit et la victoire se chargera de venir d'elle-même." - Mark Bocek
Lorsqu’il a parlé de sa victoire par soumission au premier round sur Dustin Hazelett obtenue en décembre dernier, l’aspirant chez les légers, Mark Bocek, n'a pu s’empêcher de rire lorsqu’il a affirmé “J’aimerais que tous les combats soient comme celui-là”, mais il s'est rapidement repris en ajoutant, “mais visiblement, ce n’est pas possible.”

Une des clés de son succès jusqu’à présent – profiter de bons moments, mais ne pas les apprécier trop longtemps parce qu’il y a du travail qui attend dans le détour. Et pour chaque combat qui se termine à 2:33 quand vous soulevez les bras en guise de victoire, vont vous attendre des guerres de 15 minutes qui vont tester davantage que votre technique.

Pour Bocek, ce test a été sa rencontre avec Jim Miller lors de l’UFC 111 en mars 2010. Pendant trois rounds, les deux hommes se sont livré une chaude lutte, et ce jusqu’au terme des dernières secondes. Or, quand le verdict final a été rendu, ce fut en faveur de Miller, même si la plupart des partisans semblaient d’avis que l’athlète originaire de Toronto aurait dû l’emporter.

“Je m’étais entraîné vraiment fort pour ce combat et ce fut douloureux de ne pas avoir remporté l’affrontement, ce le fut vraiment”, a-t-il commenté, comme si ce revers était encore pour lui, difficile à digérer. “J’ai regardé le combat plusieurs fois afin de vérifier que ce n’était pas simplement une impression du public, et je crois vraiment avoir remporté le combat, mais je ne suis pas juge et cela ne relève pas de ma décision. Mon travail est de me battre. Laissons au passé ce qui appartient au passé, on ne peut le contrôler. Jim est un excellent combattant et je lui souhaite la meilleure des chances. Il a bien paru lors de son dernier combat.”

Cette amère défaite avait mis fin à une série de trois victoires consécutives pour Bocek, qui avait pourtant su faire tourner le vent en sa faveur après avoir connu des débuts difficiles à l’UFC en essuyant deux revers lors de ses trois premières apparitions à l’UFC, respectivement face au futur champion des 155 livres, Frankie Edgar et le redoutable vétéran, Mac Danzig. Lorsqu’on parle de perdre son momentum de cette façon, on peut affirmer que c’était une situation particulièrement dévastatrice. Vous savez, quand on perd un combat par un si mince écart, cela peut parfois être encore plus démoralisant que de se faire mettre hors de combat ou de se faire soumettre. Les partisans et experts ont donc porté une attention particulière à la réaction de Bocek lors de son combat suivant face à l’as de la soumission, Hazelett.

Il semble qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter pour l’athlète.

“Je me suis amusé en échangeant en position debout pendant un moment, mais il a une longue portée et il avait réussi à envoyer (Josh) Koscheck visiter le tapis pour prendre ainsi l’avantage du premier round lors de leur affrontement, donc j’ai en quelque sorte décidé de redoubler de prudence en l’amenant au sol”, a commenté Bocek. “Une fois au sol, Dustin est un bon grappler, mais j’ai l’habitude de composer avec des adversaires qui utilisent la “rubber guard”, donc je savais pertinemment où, quand et comment éviter les erreurs.”

Et il n’en a pas fait. Telle une ceinture noire de jiu-jitsu brésilien de haut niveau, il a plutôt tiré profit des erreurs de Hazelett afin de les lui faire payer, en le soumettant par étranglement triangulaire.

Ça peut sembler facile, mais si cela peut paraître ainsi, c’est grâce à 15 longues années d’entraînement intensif sur les tapis, un entraînement qui a forcé Bocek à quitter l’Ontario afin d’étudier avec les meilleurs. Son présent port d’attache est à Coconut Creek en Floride, où il s’entraîne auprès de l’American Top Team et il ne regrette pas un instant son choix d’avoir pris la route afin de suivre la voie que lui imposait son rêve.

“Ça n’a pas été difficile du tout”, a-t-il soutenu. “C’est ce que je veux faire. J’aime voyager. Je suis allé à quelques endroits avant d’aller en Floride et c’est ce que je fais dans la vie, donc je dois faire ce qui s’impose. Je dois m’entraîner auprès des meilleurs et voilà où j’en suis – et j’aime ça.”

Bocek n’a pas à eu à se soucier d’obtenir l’approbation de milliers de gens pour le conforter dans ses choix puisqu’il a pu compter sur le soutien de sa famille et de ses amis qui l'encouragent dans son choix de pratiquer ce rude sport.

“Autour de moi, je ne garde qu’un petit cercle de personnes – il s’agit de moi et de ma fiancée, sinon, je n’ai pas tant de famille”, soutient le jeune homme. “Il y a seulement ma mère, quelques cousins et un petit cercle d’amis très sélect. Ils savent tout ce qui se passe, je les informe régulièrement et ils savent que je fais ça sérieusement.”

Si vous avez suivi l’athlète de 29 ans au cours de son parcours à l’UFC, peut-être même direz-vous qu’il prend son rôle trop au sérieux. En effet, il ne démontrait que très peu d’émotions, positives comme négatives, lors de ses débuts pour l’organisation. Mais au cours des derniers mois, l’impassible Canadien est sorti de sa coquille, notamment lors d’entrevues d’après-combat alors qu’il a demandé à affronter ce que sa division avait de meilleur à lui offrir, tout comme il l’a aussi fait via les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook.

“Les gens veulent un peu de fébrilité autour des combats puisque ça les rend plus excitants”, a expliqué l’athlète. “Les gens aiment voir des athlètes comme Chael Sonnen. Moi-même j’aime voir des gars comme Chael Sonnen et je pourrais l’écouter parler une journée entière. Je crois que défier des adversaires, c’est une bonne chose et que ça n’a rien de personnellement dirigé contre une personne. Je crois que les gens qui se sentent personnellement visés sont ridicules puisqu’il ne s’agit pas du tout de cela. C’est simplement un sport, les partisans aiment ça et sans les partisans, vous n’avez rien qui puisse ressembler à un sport. Donc plus les gens parlent de vous, que ce soit positivement ou négativement, mieux c’est et plus les gens se déplaceront pour venir vous voir vous battre, que vous gagniez ou perdiez.”

Et au cas où vous vous le demanderiez, oui il s’amuse, et ce même lorsque c’est simplement afin de susciter une réaction des gens.

“Parfois, je vais écrire des commentaires sur Twitter tels que “Il est facile de se sortir d’une Tornade [Twister]” ou “Ce gars devrait avoir une meilleure défensive contre les mises au sol,” et je le fais par pur plaisir, mais j’ai cinquante personnes qui en revanche, vont me répondre que je suis mauvais, que je suis une ordure et que je ne suis personne”, explique-t-il. “Seulement, ils ne réalisent pas que j'écris cela tout simplement dans le but de les faire réagir et c’est si facile.”

Bien entendu, ne vous attendez pas à une attaque verbale "Sonnenesque" sur son adversaire de l’UFC 129 qui aura lieu le weekend prochain - l’ancien champion des poids légers de la WEC, Ben Henderson - parce que pour reprendre ses mots, “ça n’a jamais été dans ma personnalité d'en instiguer.” Mais ce que vous pouvez vous attendre de ces deux poids légers est un affrontement intéressant et intrigant qui pourrait aller d’un côté comme de l’autre jusqu’au son de la cloche. Et si la sagesse conventionnelle nous pousserait à croire que Bocek tentera irrémédiablement d’amener le combat au tapis à la première occasion, ne pariez surtout pas tous vos avoirs sur cette hypothèse.

“Je crois qu’ils tendent à négliger les autres aspects de mon jeu”, a soutenu Bocek. “Ils croient que je suis unidimensionnel, mais j’ai travaillé sur plusieurs trucs. Ce combat permettra réellement de démontrer ce dont je suis capable.”

Il ne refuserait certes pas une guerre au tapis, et tout comme Miller et Hazelett qui y sont passés avant lui, Henderson est un combattant très talentueux au sol qui n’aurait certainement aucune objection de se faire tester face à un des meilleurs grapplers. Obtenir ce type de respect de la part de ses pairs est un honneur que Bocek accepte fièrement.

“C’est un beau compliment, mais je crois vraiment être le meilleur grappler chez les 155 livres”, mentionne ce dernier. “Tout peut toutefois arriver lors d’un combat et ce n’est pas tous les combats qui vont au sol.”

Mais il ne frémit pas à cette perspective. C’est dans cette optique que Bocek s’est préparé – il va combattre, peu importe l’orientation que prendra le combat ou ce qui se produira lors de l’affrontement.

“Je ne me mets aucune pression pour mes combats”, dit-il. “Personne ne peut garantir une victoire ou une défaite. Je suis là pour gagner, mais la seule chose que je peux garantir, c’est de livrer la meilleure performance qui soit et la victoire se chargera de venir d'elle-même. Lorsque j’entre dans la cage, je peux sans crainte prendre une grande inspiration en me disant ‘tu as fais tout ce que pouvais faire en vue de ce combat.’ Donc je vais simplement y aller et savourer le moment.”

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