L'attente est terminée - Rashad Evans est de retour

"Je suis heureux d’être arrivé là où je suis. Et rien ne pourra changer celui que je suis aujourd’hui ». Rashad Evans 
Rashad Evans  n’a pas mis les pieds dans l’octogone depuis plus d’un an mais si vous avez eu l’occasion de surfer un peu sur la toile, alors vous vous rendrez vite compte que c’est un peu comme si Rashad n’était jamais parti.

C’est le résultat de sa prestation de Mai 2010 face à
Quinton “Rampage’ Jackson lors de l’UFC 114. Mais pas seulement, c’est aussi la conséquence d’une série d’évènements qui se sont produits dans le circuit des Arts Martiaux Mixtes et qui ont changé le cours de l’histoire.

Que ce soit la blessure au genou qui l’a empêché de rencontrer “Shogun” Rua lors de l’UFC 128 et qui a laissé Jon Jones s’emparer du titre ou sa séparation du camp d’Arts Martiaux Mixtes de Jackson, Evans a attiré l’attention ces quinze derniers mois alors comment va-t-il pouvoir gérer ce stress ambiant ?

Avec un sourire biensûr pour sa réponse :

« Je crois que sourire et rire est un don que j’ai et qui me permet de ne pas prendre les choses trop au sérieux et de ne pas me laisser trop prendre au jeu du combattant qui oublie qui il est vraiment et qui laisse s’affecter sa vie personnelle » avant de poursuivre :

« C’est pas évident, c’est assez dur de vouloir être au plus haut niveau, être le champion et combattre pour la ceinture et d’un autre côté, je veux vraiment rester celui que je suis , ne pas oublier d’où je viens et ne pas me laisser trop hanter par le milieu du combat ».


Et alors que la guerre des mots est lancée avec son ancien partenaire d’entrainement Jones, Rashad ne se laisse pas perturbé par les évènements et cette rivalité soudaine :

« Parfois je pense à ne pas parler mais cela ne me ressemble pas du tout » nous confie t-il. « Si quelqu’un dis quelque chose de moi, c’est difficile de ne pas lui répondre et de laisser couler.

Je suis clairement le genre de personne qui, si elle entend un truc la concernant qu’elle n’apprécie pas va aller le faire savoir.

Je crois que je suis détendu, facile à vivre mais si tu me cherches, tu me trouves. Si tu dis des choses qui ne me conviennent pas, je te le fais immédiatement savoir.

Pour le moment, je fonctionne comme cela, peut être qu’avec l’âge, je vais m’assagir (rires) mais en attendant de prendre quelques rides, je continue à l’ouvrir un peu trop ».

Aujourd’hui, Rashad Evans revient de loin. Et est juste content de pouvoir combattre, tant mieux si c’est face à Tito Ortiz qu’il a déjà rencontre en 2007 pour une bataille à trois rounds qui ne verra pas de vainqueur à l’issue des rounds.

« J’étais passé à autre chose, je ne pensais pas à la possibilité d’une revanche, on évoluait sur deux routes opposées et cela me semblait peu probable, d’autant  plus que Tito Ortiz n’était plus à l’UFC ».

Mais en Juillet, Ortiz qui n’avait remporté aucun combat depuis 2006 repris son destin en main et déjoue les pronostics en remportant une énorme victoire dans un premier round à sens unique avec une superbe soumission sur Ryan Bader.  Cette victoire a-t-elle impressionné Evans ?

« Oui, cela m’a choqué qu’il ait vaincu Bader. Et je crois que c’est lui que ça a le plus choqué de battre Bader (rires). Depuis cette victoire les gens se disent « waouh, Tito Ortiz est de retour, il revient à l’UFC.


Et les gens peuvent me détester autant qu’ils veulent, Tito Ortiz ne gagnera pas ou ne deviendra pas champion juste parce qu’il a gagné son dernier  combat. Ce sera une belle histoire, un scénario vendeur de dire Ortiz est de retour sur la plus haute marche mais avant cela, il va devoir m’affronter ».

Malheureusement pour Evans, il n’a pas tord. Pour beaucoup de monde, il doit endosser le rôle du mauvais garçon car aujourd’hui tous les projecteurs sont braqués sur Tito Ortiz qui tente un retour inattendu et Evans a fini par accepter d’avoir, une fois de plus, le rôle du mauvais garçon ».

«  Oui, je dois dire que je m’y suis habitué. Je dois l’accepter. Je ne suis vraiment pas du tout ce genre de personne, celui que les gens décrivent mais peu importe. Les gens peuvent croire ce qu’ils veulent.

Ils ont pourtant eu une chance de me découvrir dans l’émission de télé-réalité et de pouvoir entrevoir qui j’étais vraiment mais ils ont préféré rester sur leur a-priori en pensant que j’incarnais le diable en personne. 

Peu importe, c’est comme cela que sont les choses et je ne peux pas les changer. Après tout, les gens ont besoin de type comme moi, quelqu’un sur qui se défouler ».

Mais à l’aube de ses 31 ans et après des années de pratique, certains, dont des coéquipiers ou d’autres combattants le perçoivent toutefois comme un vétéran de ce sport,  ce qui le flatte quand même :

«  C’est assez fou car je me souviens vraiment avoir été dans la même position et regarder  Randy Couture , Tito Ortiz et ce genre de combattants en me disant qu’ils étaient des précurseurs de cette discipline.

Et aujourd’hui, je suis à leur place et c’est appréciable parce que je me dis que les choix que j’ai pu faire et les sacrifices n’ont pas été vains.

Si je peux être un exemple ou si mes choix peuvent t’influencer dans le bon sens d’autres que moi, alors c’est un bon point ».

Des regrets ?

«  Non. Je suis heureux d’être arrivé là où je suis. Et rien ne pourra changer celui que je suis aujourd’hui ».

Et celui qu’est Rashad Evans aujourd’hui, c’est un ancien champion du monde qui est bien conscient qu’il est à un combat de regagner sa place.

Avec une victoire sur Tito Ortiz, Evans pourrait songer à regagner sa couronne.  


La question est de savoir si, une fois le travail accompli, il a une préférence entre affronter  Jackson ou Jones après leur face à face prévu en Septembre ?

« J’aimerai affronter Jon juste parce que j’ai vraiment envie d’être celui qui l’aura vaincu.

Mais je ne serai pas étonnée si Rampage infligeait quelques petites leçons à l’enfant qu’est toujours Jones. Il est si arrogant et hautain et plus le temps passe et moins ça s’arrange.

Et si jamais je ne peux pas l’affronter parce que l’occasion ne se présente pas, j’espère que quelqu’un d’autre lui fera une mise au point et lui expliquera qu’il n’est pas intouchable.

Personne n’est imbattable, je veux qu’il le sache, qu’il le comprenne et qu’il goûte à la défaite pour redescendre sur terre ».

Mais avant cela, il y a Ortiz.





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